11 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

LA PUCE A L’OREILLE de Cl. Duneton

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Editeur :  Balland

  • Date de parution :   1978
  • Genre :  ANTHOLOGIE DES EXPRESSIONS Pop.
  •  390  pages 

 

MOT de l’EDITEUR

« Avaler des couleuvres », « prendre des vessies pour des lanternes » …: la langue de Molière regorge de ces expressions imagées qui « valent leur pesant d’or ». Les éditions Balland proposent une version revue et augmentée du célèbre ouvrage de Claude Duneton La puce à l’oreille qui recense et explique ces petites formules. On comprend l’expression « laid comme un pou ». Mais l’expression « fier comme un pou » ne se conçoit que lorsque l’on sait que « pou » – ou poul, ou pol – signifiait autrefois… « coq ». LA PUCE A L’OREILLE, Claude Duneton y consacre cinq pages dans son excellent recueil d’explications d’expressions, tout justement nommé La puce à l’oreille (Anthologie des expressions populaires avec leur origine) (un petit livre en Poche ma foi très utile).

L’oreille n’est pas l’oreille pour rien : il y a longtemps eu une analogie faite entre un coquille et une oreille (de par leur forme ; Duneton cite les « oreilles de mer », parfois « oreilles de Vénus »), or la coquille est souvent elle-même associée au sexe féminin (pensons à la moule, largement sujet de grivoiseries en tous genres).

Avoir la puce en l’oreille signifiait donc avoir des démangeaisons intimes, souvent nocturnes, procurées par le désir sexuel.

Un mot sur l’auteur :   Claude Duneton

400121748-photoClaude Duneton, né en 1935 à Lagleygeolle en Corrèze et mort à Lille le 21 mars 2012, est un écrivain, romancier et traducteur, historien du langage, chroniqueur au Figaro Littéraire et comédien. De culture occitane, Claude Duneton est d’abord enseignant d’anglais. Il se fait connaître par ses livres sur l’institution scolaire et sur la difficulté à faire aimer les lettres en raison du conformisme de l’enseignement de la langue française et des préjugés de classe.

Depuis la publication de La Puce à l’oreille, il est connu comme un dénicheur d’expressions dont il cherche, autant que faire se peut, à retrouver des origines attestées.

Il a publié l’œuvre d’Alain Cahen, dont il a retrouvé les manuscrits.

Il faisait partie du jury de l’académie de la Carpette anglaise.

Claude Duneton était également comédien au théâtre, à la télévision et au cinéma.
Il décède le 21 mars 2012 à l’hôpital de Lille.

Résumé du Livre 

Quelle est l’origine de la curieuse expression à la mode ; prendre son pied ? Pourquoi dit-on lorsque l’on ne se sent pas bien, que l’on n’est pas dans son assiette, ou au contraire que l’on reprend du poil de la bête si l’on va mieux ? Pourquoi passer l’arme à gauche veut-il dire « mourir » et mettre à gauche « faire des économies » ?

Ce livre a pour objet de répondre à ces questions que tout le monde se pose une fois ou l’autre sur le sens réel de ces tournures pittoresques que la plupart du temps nous avons apprises dans l’enfance et que nous entendons et répétons depuis, ces bizarreries qui font le sel du langage parlé….. Certaines locutions datent d’une centaine d’années à peine, d’autres ont quatre à six siècles d’existence, parfois davantage, et prennent leur origine dans les mœurs anciennes, les usages oubliés que Claude Duneton explique, replaçant chaque expression dans son évolution historique ; Etre ravi au septième ciel est un reflet des croyances du Moyen Age, comme rire jaune a de lointaines racines dans les querelles religieuses de la même époque.  Quant à attendre la Saint Glinglin, c’est un vieux jeu de mots du XIIIè siècle 

Extrait du livre  : La Puce à l’oreille – page 13

L’histoire des mots est soutenue seulement par les textes qui nous sont parvenus, d’autant plus rares que l’on remonte dans le temps. Les paroles s’envolent et pendant des siècles, jusqu’à la période contemporaine, la langue s’est formée presque uniquement de bouche à oreille ; elle a vécu sur du vent. Pour abondante et riche que soit la littérature ancienne – concurrencée d’ailleurs jusqu’au XVIIè siècle par les écrits en latin – elle ne constitue qu’une trace infime de ce qui a grouillé dans la cervelle des hommes, de l’éclat ou du murmure de leurs voix. L’historien de la langue travaille, si l’on peut dire, sur empreintes digitales. Quand on réduit le champ des recherches aux locutions, c’est à dire aux expressions imagées ou cocasses qui « s’écartent de l’usage normal de la langue », on est encore plus mal loti. Ces façons de parler ont souvent été senties comme plus ou moins « populaires » par les gens de bon goût, c’st à dire de bonne classe, qui tenaient la plume, plus ou moins triviales – les anciens disaient « basses »…..

Prix de vente :        10,00 €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

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