08 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

CESAR IMPERATOR de M. Gallo

  • 198613_2702651Editeur :    XO
  • Date de parution :   2003
  • Genre : Historique
  • 522  pages

 MOT de l’EDITEUR 

 César fut paradoxalement un grand pacificateur, reprenant aux riches pour donner aux pauvres, rétablissant autant que faire se peut l’ordre à Rome, se battant seul contre une opposition aussi violente que désordonnée pour fonder un Empire à la hauteur des nécessités et de ses ambitions. Car ambitieux, certes, il l’était, poussé dès son enfance par une mère étonnante, Auréllia Cotta, qui lui apprit très tôt qu’au-delà du maniement des armes, il y avait la réflexion politique…Marié une première fois par sa mère à la fille d’un riche chevalier, Cossutia, il vit une semaine de douceur avant qu’Aurelia ne le fasse divorcer pour lui faire épouser Cornelia, la fille du consul Cinna. Il a dix-sept ans et découvre l’amour… Amour avec ses esclaves, amour serein avec Cornelia, qui attend bientôt une fille. Entre-temps, Cinna est assassiné, et Sylla, le précédent dictateur, débarque à la tête de 36 000 hommes… Tous ont peur, César lui ne tremble pas. Il ne tremblera plus, ni face aux Grecs à Mytilène, ni face aux pirates qui le rançonnent – et qu’il fera crucifier une fois libéré : on n’insulte pas Rome ! – ni devant Spartacus et sa meute de gladiateurs, car César le sent désormais : s’il veut vaincre, sa route comme la via Appia sera jalonnée de cadavres… Et il doit vaincre s’il veut le pouvoir.Vaincre Pompée d’abord, plus célèbre que lui, auquel il va offrir sa fille Julie en mariage ; vaincre Crassus, qui le tient par l’argent ; vaincre Caton qui l’insulte ; et franchir enfin le Rubicon pour entrer triomphant à Rome, comme il l’a été en Gaule, en Égypte, en Afrique, en Espagne… Alors, au sommet de sa gloire, siégeant sur son trône d’or, parce qu’il refuse de se méfier il est assassiné en pleine séance du Sénat par un groupe d’aristocrates dont Brutus, son fils adoptif – Tu quoque fili -, le corps percé de vingt-trois coups de poignard. Il a cinquante-six ans.

Un mot sur l’auteur :     Max Gallo 

1-former-french-socialist-minister-max-gallo-delivers-a-speech-in-paris_249Max Gallo (né le 7 janvier 1932 à Nice), est un romancier, essayiste, historien et homme politique français d’origine italienne. Il est membre de l’Académie française depuis le 31 mai 2007, au fauteuil 24.

Max Gallo est un écrivain à succès et fécond. Ses premiers romans, qu’il appelle des ouvrages de « politique-fiction », ont été écrits sous le pseudonyme de Max Laugham.

Il a adopté un style littéraire qu’il appelle des « romans-Histoire », en travaillant avec les ressources historiques et en complétant son écriture de façon romanesque en y ajoutant son expérience personnelle et ses sentiments. Depuis 1994, il n’exerce plus de fonction politique.

Depuis 2007, il pense que la France traverse une « crise nationale de longue durée », qui court depuis la Première Guerre mondiale et qui est équivalente, par son ampleur et sa profondeur, à ce que les Français ont connu pendant la guerre de Cent Ans3.

Agrégé d’histoire, docteur ès lettres, longtemps enseignant, Max Gallo a été éditorialiste à L’Express et a dirigé la rédaction du Matin de Paris. Infatigable (il a toujours conduit de front une œuvre de romancier, d’essayiste et d’historien), biographe des plus grands de l’Histoire et de la littérature, il nous livre ici une biographie de Jules César.

RESUME du livre  :  

 Il avait, dit-on, la taille haute, le teint blanc, les membres bien faits, le visage un peu trop plein, les yeux noirs et vifs, une santé robuste.., » nous dit Suétone. On le connaît vainqueur de Vercingétorix et séducteur de Cléopâtre, on le sait brillant écrivain (cf. sa Guerre des Gaules) et excellent orateur, c’est un peu court pour un destin aussi exceptionnel… Afin de mieux cerner l’homme qui réussit à régner sur l’ensemble du monde méditerranéen, Max Gallo nous plonge avec sa passion habituelle dans une époque incroyablement sauvage, que justement César tenta de pacifier, reprenant aux riches pour donner aux pauvres, redistribuant les terres, rétablissant autant que faire se peut l’ordre à Rome par des voies démocratiques, se battant seul contre une opposition aussi violente que désordonnée pour fonder un Empire à la hauteur de ses ambitions. Car ambitieux, certes, il l’était, poussé dès son enfance par une mère étonnante, Aurélia, qui lui apprit très tôt qu’au-delà du maniement des armes, il y avait la réflexion politique… – Tu ne dois pas seulement apprendre à te battre avec tes bras mais aussi avec ta parole et ton esprit ! Issu d’une famille patricienne, il se croit descendant de Vénus, déesse de l’Amour mais aussi de la Victoire. À lui d’en être digne ! À seize ans, il se rend au Forum pour écouter les orateurs… Il a déjà compris qu’à la source du pouvoir, il y a bien sûr le glaive et la parole, mais il faut aussi de l’argent car tout se paye alors, les soldats, le peuple et les électeurs. Il écoute longtemps, il observe, c’est là qu’il gagnera… Marié une première fois par sa mère à la fille d’un riche chevalier, Cossutia, il vit une semaine de douceur avant qu’Aurélia ne le divorce pour lui faire épouser Cornélia, la fille du consul Cinna, Il a dix-sept ans et découvre l’amour… Amour fou avec ses esclaves et ses jeunes et beaux secrétaires, amour serein avec Cornelia, qui attend bientôt une fille. Entre-temps, Cinna est assassiné, et Sylla, le précédent dictateur, débarque à la tête de 36 000 hommes qui égorgent à tout va. Tous ont peur, César, lui, ne tremble pas. Il ne tremblera plus, ni face aux Grecs à Mytilène, ni face aux pirates qui le rançonnent – et qu’il fera crucifier une fois libéré ; on n’insulte pas Rome ! – ni devant Spartacus et sa meute de gladiateurs hystériques, car César le sent désormais : s’il veut vaincre, sa route comme la via Appia sera jalonnée de cadavres… Et il doit vaincre s’il veut le pouvoir. Vaincre Pompée d’abord, plus célèbre que lui, auquel il va offrir sa fille Julie en mariage; vaincre Crassus, qui le tient par l’argent ; vaincre Caton qui l’insulte ; et franchir enfin le Rubicon – Le sort en est jeté! – pour pouvoir entrer triomphant à Rome, comme il l’avait été en Gaule, en Égypte, en Afrique, en Espagne… Alors, au sommet de sa gloire, siégeant sur un trône d’or, dictateur et consul & vie, grand pontife et Imperator, parce qu’il refuse de se méfier, il est assassiné, en pleine séance du sénat par un groupe d’aristocrates dont Brutus, son fils adoptif – Toi aussi, mon fils ! -, le corps percé de vingt-trois coups de poignard, il avait cinquante-six ans.

César avait dit, rapporte Plutarque, qu’il aimerait mieux être le premier dans un village que le second dans Rome… Il a été premier, comme le grand Alexandre qu’il admirait tant. Et il est passionnant de comprendre, grâce à cet étonnant récit de Max Gallo – historien comme à son habitude mais aussi, d’évidence, proche ami du héros, avec ce que cela comporte de compréhension et de reproches -, comment les grands hommes de l’Histoire se font, se construisent peu â peu, seuls, et comment ils se trompent soudain dans le regard trouble de leurs inévitables courtisans… Le monde de César sans doute était cruel, et l’ambition est toujours dangereuse, mais l’Histoire ne s’est lamais faite grâce aux peureux. 

EXTRAIT DU LIVRE – CESAR IMPERATOR – page 141  

 Car César sait qu’il lui faut de plus en plus d’argent. Il vient d’obtenir la charge de curateur de la via Appia, celle que le plus grand nombre de Romains empruntent pour traverser la ville ou se rendre de Rome à Capoue. On le jugera sur sa capacité à l’entretenir, à remplacer les pavés manquants que les roues des chariots descellent chaque jour. Il a décidé déjà de faire élever des statues de Vénus, des bustes de Marius et de Cinna, et d’abattre les restes des dernières croix, celles qui rappellent le supplice des six mille esclaves de la récolte de Spartacus. Il devra payer ces travaux de ses deniers, et les autres auxquels il pense. Ainsi, élever de place en place des fontaines, et planter suffisamment de pins pour que l’ombre couvre la voie en toute saison….

Prix de vente :     10,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

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