31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LES FOUS DE BASSAN de A.Hébert

 

hebert

 

  • Editeur :  du Seuil
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Roman
  •  227  pages

 

MOT de l’EDITEUR

Les Fous de Bassan est un roman d’Anne Hébert publié le 1er novembre 1982 aux éditions du Seuil et ayant reçu la même année le prix Femina.

Un des derniers soirs de l’été 1936 deux jeunes adolescentes disparaissent sur la grève. Dans le village de Griffin Creek, face à la mer et au vent, chacun sait que cette tragédie vient de loin : de l’histoire d’un peuple soumis aux commandements de Dieu.
C’est à Faulkner sans cesse que l’on pense, un Faulkner boréal, dont le bruit et la fureur se cacheraient sous les mots.

Ce roman, dont l’intrigue se déroule à Griffin Creek, un petit village de Gaspésie, fera l’objet d’une adaptation cinématographique quelques années plus tard. Au cours de sa carrière, Anne Hébert remportera de nombreuses récompenses dont le prix Molson et celui du Gouverneur général.

 

Un mot sur l’auteur :    ANNE HEBERT

A-8841-1Anne Hébert est née dans le village de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier (alors appelé Sainte-Catherine-de-Fossambault) dans la MRC de La Jacques-Cartier, à 25 km de Québec le 1er août 1916. Elle a vécu son enfance à Québec. Sa famille compte plusieurs écrivains, dont son cousin le poète Saint-Denys Garneau qui influencera son choix de lectures à la fin des années 1930.

Elle publie en 1942 un premier recueil de poèmes, Les Songes en équilibre. Sa deuxième œuvre, publiée en 1950, est le recueil de nouvelles Le Torrent : ce récit âpre et violent donne le ton de ses œuvres romanesques à venir. À ce moment de sa carrière littéraire, Anne Hébert demeure toutefois attachée à la poésie. Un nouveau recueil de poèmes sur lequel elle a travaillé pendant dix ans, Le Tombeau des rois paraît à compte d’auteur en 1953. Peu avant, en janvier de la même année, elle est embauchée comme scriptrice par l’Office national du film. Elle travaille par la suite à Montréal en tant que scénariste jusqu’à l’automne 1954. Pendant les années 1950, elle donne également deux œuvres pour la scène.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Son premier roman, Les Chambres de bois, est publié aux Éditions du Seuil en1958 et elle reçoit en juin 1960 l’honneur d’être élue membre de la Société royale du Canada. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. En 1975 paraît un troisième roman, Les Enfants du sabbat. En 1978, le premier ministre René Lévesque l’invite à occuper le poste de lieutenant-gouverneur du Québec, mais elle décline cette offre.

En 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse, mais c’est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu’elle devient la quatrième Canadienne-française et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. En effet, elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina : seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina ;Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l’ont précédée comme lauréates d’un des grands prix littéraires français. En 1983, un doctorat honoris causalui est remis par l’Université Laval. Il s’ajoute aux précédents : Université de Toronto en 1969, Université de Guelph en 1970, UQAM en 1979 et McGill en 1980.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard. Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal.

En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière.

Le fonds d’archives d’Anne Hébert est conservé au centre d’archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec1.

Elle décède le 22 janvier 2000 à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, à l’âge de 83 ans. 

RESUME du livre   

Le roman présente le meurtre de deux cousines, qui survient dans un petit village fictif du Québec, depuis le point de vue de plusieurs habitants du village à différents moments de l’intrigue ; avant l’été du meurtre, très peu après le meurtre, et plus de 50 ans après le meurtre. 

EXTRAIT DU LIVRE :  LES FOUS DE BASSAN page 45

Impossible de délacer mes chaussures ; M’étendre tout habillé sur mon lit, ramener la couverture tant bien que mal. Le noir dans la chambre pâlit peu à peu, vire au gris. La fenêtre de la lucarne verse dans la chambre du gris de plus en plus pâle et léger. Dehors le soleil traîne derrière les grandes loques des nuages. Un coq, quelque part dans la campagne, s’égosille, en vain appelle le point du jour. Rien ne bouge encore dans le ciel, qu’une vague lueur derrière les nuages épais. On pourrait croire que le jour n’aura pas lieu. Si on ne savait, pas, de source certaine, à force de vivre, que tant que tournera la terre il y a aura des jours succédant aux nuits et des nuits succédant aux jours. Un jour pourtant ce sera la fin du monde ; Les ténèbres accumulées ne livreront plus passage au soleil. L’éclair de l’ange paraîtra à l’horizon. Ses ailes métalliques. Sa longue trompette d’argent. Et l’ange proclamera à grande voix que le temps n’est plus. Et moi Nicolas Jones, pasteur de Griffin Creek, je serai connu comme je suis connu de Dieu.

 Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

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