31 août 2014 ~ 0 Commentaire

LE MAUVAIS TEMPS de P.Guimard

 

 

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  • Editeur :  Denoël
  • Date de parution :  1976
  • Genre : Roman
  •  183  pages

 

MOT de l’EDITEUR

 Depuis des années, les miroirs et les objectifs m’imposent l’image d’un monsieur entre deux âges. Il devient encombrant. Nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s’arrête là. Son nom est M. Guimard. Moi, je m’appelle Paul. J’ai découvert l’existence de ce personnage très progressivement. Par exemple, le matin en me rasant, j’apercevais des traits de son visage se superposant au mien. Ce phénomène s’est précisé au fil du temps. Désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie. C’est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! En outre, il n’est pas soigneux. Il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. Il commence même à perdre nos cheveux. 

Un mot sur l’auteur :    Paul Guimard  

Paul Guimard est un écrivain et journaliste français, né le 3 mars 1921 à Saint-Mars-la-Jaille (Loire-Atlantique) et décédé le 2 mai 2004 à Hyères (Var). 

9782070369270En 1962, il fait le tour du monde à bord d’un voilier, en direct duquel il raconte ses impressions pour une émission de radio. C’est aux alentours de l’année 1965 qu’il rencontre François Mitterrand, à la demande de celui-ci.

En 1967, paraît son roman le plus connu, Les Choses de la vie. Le film Les Choses de la vie, réalisé par Claude Sautet en 1969, avec Romy Schneider et Michel Piccoli (avec modification significative de sa fin3), a reçu le prix Louis-Delluc en 1970. Extrait du livre : « Je sais que tu m’aimes et je t’aime aussi mais (ce “mais” est ignoble. Je t’aime sans “mais”, sans “si” et sans “pourquoi”. Je t’aime comme mon pain et mon sel, je t’aime, mon cœur) une certaine légèreté me manque sans laquelle je respire mal ». Mais le hasard absurde reste présent : l’accident n’aurait pas eu lieu si le conducteur était parti trente secondes plus tôt; or il les a perdues quand sa maîtresse l’a rappelé pour lui demander d’être prudent. « Sommes-nous des guignols, et pour amuser qui ? », s’interroge le blessé.

En 1970, il écrit le scénario et les dialogues du feuilleton Les Cousins de la Constance, six épisodes diffusés sur la première chaîne de l’ORTF en 1970 et 1971 (réalisation : Robert Mazoyer).

De 1971 à 1975, il est éditorialiste à l’hebdomadaire L’Express, en même temps que conseiller aux éditions Hachette. Il publie, en 1976, Le Mauvais temps, roman dans lequel on peut relever ces mots : « Il faudrait parvenir à cette sagesse élémentaire de considérer les ténèbres où nous allons sans plus d’angoisse que les ténèbres d’où nous venons. Ainsi, la vie prend son vrai sens : un moment de lumière ». Dans cet ouvrage, Guimard décrit aussi, et cela est nouveau chez lui, une prépondérance de la volonté sur le fatalisme, l’indécision et la soumission au hasard.

En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, il est chargé de mission auprès du président de la République, poste qu’il occupe jusqu’en août 1982. « Mon seul regret est de n’avoir pas obtenu, lors de mon passage à l’Élysée, la création d’une académie de la Mer », dira-t-il plus tard, affirmant que « cette expérience n’a été dans (sa) vie qu’un long accident ». De 1982 à 1986, il est membre de la Haute autorité de la communication audiovisuelle.

Paul Guimard renoue avec la littérature après 1986. En 1988, il publie Giraudoux ? Tiens !…, court essai sur Jean Giraudoux, puis des romans comme Un concours de circonstances(1990), L’Âge de Pierre (1992), Les Premiers venus (1997), où l’on trouve cette phrase : « Nos enfants construisent leur histoire sans se presser, en inventant des moyennes entre l’héritage et le présent ».

En 1993, il a reçu le prix littéraire de la fondation Prince-Pierre-de-Monaco, pour l’ensemble de sa carrière.

Paul Guimard avait épousé, en 1952, la romancière Benoîte Groult dont il a eu une fille, Constance. Tout au long de sa vie, il a eu comme elle deux passions, l’écriture et la mer. 

RESUME du livre  :   

«Depuis des années, les miroirs et les objectifs m’imposent l’image d’un monsieur entre deux âges. Il devient encombrant. Nous avons un vague air de famille, cela est certain, il pourrait être mon oncle mais la ressemblance s’arrête là. Son nom est M. Guimard. Moi, je m’appelle Paul. J’ai découvert l’existence de ce personnage très progressivement. Par exemple, le matin en me rasant, j’apercevais des traits de son visage se superposant au mien. Ce phénomène s’est précisé au fil du temps. Désormais je ne vois plus que lui, installé avec outrecuidance au premier plan de ma vie. C’est lui qui choisit mes nourritures, mes alcools, mes gestes, mes cravates, mes actes et pourquoi pas mes rêves ! En outre, il n’est pas soigneux. Il perd tout : mon souffle, ma mémoire, ma force et certaines de mes amours. Il commence même à perdre nos cheveux.» 

EXTRAIT DU LIVRE : LA MAUVAIS TEMPS – page 63 

Lorsque je vais chez Anne, j’évite de passer par le Quartier latin : c’est loin de Bob. Chacun d’eux pourrait être mon prochain, mon ami, mais aucun ne me voit. Quelques filles lorgnent le coupé Mercedes. Leur regard expertise le conducteur. Certaines, qui ont des difficultés à boucler les fins de mois, accepteraient sans doute de mettre leur sac à bord pour une courte traversée. Etant donné l’âge du capitaine elles savent que la soupe sera bonne et que ces navigations-là ne font pas mal au cœur. Mais, le plus souvent, survient un Bob qui les prend à l’abordage et les emporte sur une méchante Kawasaki.

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

 

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