30 août 2014 ~ 0 Commentaire

LE PAIN DE L’ETRANGER d’H.Troyat

 

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  • Editeur :  Flammarion
  • Date de parution :  1982
  • Genre : Roman
  •  235  pages  (écrit gros)

 

 

MOT de l’EDITEUR

Depuis la mort de sa femme, Pierre Jouanest s’est farouchement replié su lui-même. Se préférer à tout et à tous est devenu sa règle de vie. Chaque soir, en quittant son cabinet dentaire, à Paris, il retrouve avec un plaisir mélancolique sa propriété de Milly la Forêt, tout imprégnée du souvenir de la disparue. Alors qu’il se croit entièrement requis par le passé, un événement terrible lui révèle la fragilité de son confort et l’inanité de son existence. Soudain, il se découvre ému par la présence, à ses côtés, des enfants de son jardinier, Miguel. Insensiblement, un charme puéril et comme magique l’attache à ces jeunes êtres qui ne lui sont rien. Cette métamorphose prend des proportions telles que, peu à peu, il devient la proie d’une idée fixe. Croyant agir pour le bien de tous, il tisse, avec générosité et entêtement, les liens d’un drame inéluctable.

Ce court roman, sobre et cruel, est un grand roman. Le cadre enchanteur, le bonheur tranquille des personnages y dissimulent longtemps la tragédie qui couve et, au-delà de l’anecdote, c’est tout le problème d e la paternité, vraie et fausse (mais où est la vraie ?) qu’Henri Troyat évoque magistralement jusqu’à ses conséquences les plus démentielles. 

Un mot sur l’auteur :    Henri TROYAT

Henri Troyat, né à Moscou le 1er novembre 1911, est un écrivain français. Mort à : Paris , le 02/03/2007 

images (5)Dans son livre de souvenirs Un si long chemin, paru en 1976, il confirme clairement l’origine arménienne de ses deux parents. Henri Troyat quitte la Russie avec sa famille en 1917 après la Révolution d’octobre. Il fait toutes ses études en France, à Neuilly-sur-Seine. Il obtient ensuite une licence en droit. Il devient rédacteur à la préfecture de la Seine en 1935.

Son premier roman, Faux jour, reçoit le Prix du roman populiste. En 1938, il obtient le Prix Goncourt pour son roman L’Araigne. En 1940, il commence une grande épopée inspirée de ses souvenirs de Russie, Tant que la Terre durera, suivi d’autres suites romanesque et de nombreux romans.

Henri Troyat est un maître dans l’art de créer des personnages attachants… Ici, il s’agit de Pierre Jouanest, cinquante-trois ans, dentiste ; et veuf depuis peu. En fait, depuis son veuvage, Pierre continue d’exercer à Paris et se réfugie quotidiennement dans sa propriété de Milly-la-Forêt, se renfermant peu à peu sur lui-même, dans un isolement que même Maria, la bonne, son mari Miguel, le jardinier et leur deux enfants ne parviennent pas à distraire…
Il faudra un deuxième drame dans la vie de Pierre pour qu’il finisse par remarquer les enfants et s’y attacher immodérément sans pour autant jeter un œil sur leur père qui sombrera peu à peu dans l’alcool… jusqu’au drame final…
Un beau roman d’Henri Troyat, qui outre le fait de nous enchanter par sa prose dite « classique » n’en aborde pas moins un sujet brûlant : celui de la paternité ; génétique… par adoption ?  

 RESUME du livre  :  

Un homme d’âge mur perd sa femme d’une longue maladie, puis c’est son employée de maison qui meure. Elle laisse derrière elle son mari, le jardinier ainsi que ses 2 enfants. L’homme va se rapprocher des 2 enfants mais pas de leur père. Ce livre est une parenthèse de la vie de cet homme qui perd toutes ses attaches et qui essaye de se reconstruire à travers les enfants. J’ai beaucoup aimé.

 EXTRAIT DU LIVRE – Le Pain de l’Etranger – page 105

Longtemps, il tourna en rond, harcelé par l’inquiétude, rongé par l’impatience. Soudain, en repassant devant la fenêtre, il aperçut la lampe baladeuse qui venait de s’allumer, à gauche, au fond du jardin. Miguel avait repris son travail sur le mur. Comme si de rien n’était. Sans doute n’avait-il pas une claire notion du danger que courait son fils. Le cerveau engourdi, il était incapable de prévoir, d’imaginer. Pierre était seul dans la maison, dans le monde, à sa soucier de l’enfant malade. Il lui semblait confusément que, tant qu’l veillerait, les yeux ouverts, Frédéric ne risquerait rien. Quand enfin, recru de fatigue, il se coucha et sombra dans le sommeil, ce fut avec l’impression coupable d’une sentinelle qui s’endort à son poste.

Prix de vente :     8,00  €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

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