28 août 2014 ~ 0 Commentaire

COUPS DE SANG de CAVANNA

 

  • Cavanna-Coup-De-Sang-Livre-717790730_MLEditeur :  Albin MICHEL
  • Date de parution :  octobre 1992
  • Genre : Biographies
  • 266  pages

 

 

MOT de l’EDITEUR

Coups de sang, coups de rage, coups de gueule. La chasse, la corrida, la pub, le sport-spectacle, l’apologie du fric, les marchands d’irrationnel : dans notre époque consensuelle – il dirait plutôt moutonnière – Cavanna est de ceux qui continuent à dire non, et les occasions ne manquent pas…

Tout ce que Cavanna ne peut extérioriser depuis que n’existe plus Charlie-Hebdo l’touffe et le fait bouillir. Il fallait que ça sorte, et voilà, cela donne Coups de sang. Ses grands thèmes d’indignation.. la vivisection, la pollution, la publicité envahissante, le sport-magouille, la réussite par le fric, les fausse science…. C’est un réquisitoire enragé et documenté sur une humanité moutonnière qui court égoïstement, stupidement, à sa perte.

Un mot sur l’auteur :   

François CAVANNA est un écrivain et dessinateur humoristique français né le 22 février 1923 à Paris  d’un père italien et d’une mère française. Créateur d’un style de narration très particulier et vivant, toujours complice du lecteur, il s’est positionné comme un grand défenseur des valeurs républicaines et de la langue française. Sa prise de position virulente (en compagnie de Delfeil de Ton et d’autres écrivains) et argumentée contre une réforme de l’orthographe par l’Académie française fut très remarquée.

220px-François_CavannaAu nom de ces valeurs, Cavanna a sa vie durant mené un combat contre tout ce qu’il considérait comme irrationnel ou injuste, entre autres l’usage de la souffrance des animaux comme agent de distraction des humains.

Stop-crève (1976)

Cavanna se montre quelque temps obsédé par les questions d’immortalité physique de l’homme. Ses amis de Charlie Hebdo y font souvent référence de façon mi-admirative, mi-ironique (Wolinski dans quelques dessins, Delfeil de Ton par quelques allusions mordantes, Gébé en rêvant de façon poétique sur la question dans quelques-uns de ses articles).

Son avis sur Choron dernière

En janvier 2009 sort sur les écrans Choron dernière, un documentaire des réalisateurs Pierre Carles et Éric Martin consacré à Georges Bernier, alias Professeur Choron, qui fut dans les années 1960 le complice de Cavanna et un membre éminent de l’équipe de Hara-KiriHara-Kiri Hebdo et Charlie Hebdo première mouture. Le film accuse la direction du Charlie Hebdo actuel — celui relancé en 1992 — d’avoir délibérément fait l’impasse sur l’héritage du Professeur Choron en cherchant à occulter sa mémoire et sa contribution à la création du journal. En retour, Philippe Val (directeur de la publication et de la rédaction de Charlie Hebdo), Cabu (directeur artistique) et Jean-Baptiste Thoret (critique cinéma) critiquent sévèrement le film et dénoncent un parti pris abusif. Cabu, notamment, accuse Georges Bernier d’être directement responsable de la faillite financière de Hara-KiriCharlie mensuel et Charlie Hebdo première version. Cavanna, pour sa part, défend un point de vue moins tranché dans cette polémique qui oppose Carles et Martin à la direction du journal actuel. Il estime que « ceux qui, aujourd’hui, divinisent Choron ne le font que pour mieux démolir ce qu’est Charlie Hebdo aujourd’hui », mais reconnaît, face à Cabu, les mérites de Choron (qu’il décrit comme « une intelligence — non, pas “fulgurante”, mais fort vive —, un esprit déroutant, alerte, s’adaptant très vite, d’une audace saisissante, d’une agilité souvent imprévisible ») et rappelle que, sans lui, « il n’y aurait pas eu d’aventure Hara-Kiri, ni, conséquemment, de Charlie Hebdo »14.

Extrait du livre pour Résumer :  

 » La télé est indigente à cause des exigences de la publicité ; la course à l’audimat, au plus grand nombre de téléspectateurs c’est à dire aux plus cons, conduit à se mettre à plat-ventre devant le « con moyen » tout puissant, et c’est l’avalanche de jeux ineptes, d’horoscopes, de gourous, de concours navrants où l’on appâte le gogo avec un étalage de clinquant de supermarché. »

 » La publicité s’adresse aux imbéciles. Et aux brutes. Toujours. Elle ne fait pas le détail. Elle doit obtenir un effet maximum sur le plus grand nombre. La publicité est le plus puissant des agents de nivellement par le bas et d’abrutissement du populo. »

« Et bon, vous avez gagné. Les cons gagnent toujours. Ils sont trop. »

EXTRAIT DU LIVRE – page 182

Peut-être était-ce fatal. Peut-être le développement de l’évolution doit-il obligatoirement passer par ce stade où la pensée, fantastiquement développée, coexiste avec les pulsions irraisonnées qui furent salvatrices aux stades purement instinctifs. Mais alors, puisqu’il  a possession des moyens de destruction universelle avant d’avoir atteint le stade suivant, celui où ce que j’appelle la « faculté pensante » commanderait absolument le comportement humain, alors il y a là un goulot d’étranglement, et jamais ce stade béni ne pourra être atteint. Il eût fallu que le colossal saut quantitatif qui sépare l’homme de l’animal et dont le résultat fut l’émergence de la pensée raisonnante dût plus colossal encore. Il ne l’a pas été. L’homme reste à mi-chemin entre la bête et l’ange. Il va très probablement en crever, et beaucoup d’espèces innocentes avec lui.

Prix de vente :  8 €uros frais de port compris

S’adresser ici francoise-salaun@live.fr

 

 

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