BRADERIE DE LIVRES

BIBLIOTHEQUE à Céder Ayant changé de registre de lecture, il m’est venu l’idée de pouvoir faire bénéficier de mes livres au plus grand nombre et à moindre prix, mais je précise en très très bon état. Il me serait pénible de devoir les jeter pour un gain de place ; j’aime trop les livres, leur matière, leur odeur … ! Si vous êtes intéressés vous-mêmes, vous pouvez toujours m’envoyer un mail… Chaque livre cédé à moindre prix nécessitera par avance l’envoi de son règlement par chèque bancaire. Bonne chance à vous !

30 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

Comment meurt un initié

 

Lorsque la mort approche, un Initié peut adopter deux positions : couché sur le côté droit ou bien, assis, colonne vertébrale bien droite.

La première position révèle la plupart du temps que le corps est malade et donc affaibli. Celui qui doit donc mourir ne peut, si ce n’est très que difficilement rester assis.

La deuxième position implique soit la possibilité de se tenir assis, malgré la maladie, soit en absence totale de celle-ci la simple connaissance que « le moment est venu » et qu’il faut tout simplement partir.

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Quelle que soit la position choisie, celui qui doit mourir, après avoir fait une dernière fois dans ce corps physique les divers Rituels de Purification et d’Adoration, va procéder à ce qui est appelé « La remise de ses Eléments ». En effet, il va dissoudre et ce, pour chaque plan adéquate, chaque élément composant sa nature. La dissolution du corps physique se fera après le « mort », dans la tombe ou par crémation… Il expulsera l’Elément Terre en premier par les jambes et les pieds de sorte que cette partie, non seulement meure sur le plan physique, mais se dissolve sur le plan éthérique.

Il expulsera l’Elément Eau ensuite par le bassin, toute zone du ventre étant concernée par cet élément et disloquera ainsi la nature aqueuse du corps éthérique. Sur le plan éthérique cette partie est morte également par ce processus. Il expulsera l’élément Air par la poitrine, le disloquant ainsi et rendant le corps éthérique quasi inexistant, seul subsiste le Feu.

Le processus par lequel est renvoyé le Feu implique une très grande Conscience, un bon degré d’évolution spirituelle. En effet, la plus grande partie du corps physique et du corps éthérique est morte ; le corps physique est une enveloppe vide tandis que le corps éthérique est pratiquement dissous. Seule vit la tête éthérique dans laquelle vide la Conscience, (la tête physique a cessé d’être -les yeux de voir, les oreilles d’entendre – dès que l’oxygène n’ a plus irrigué le cerveau ; or, avec le renvoi de l’Air, en tant qu’Elément, ce gaz ne pénètre plus dans les poumons et n’irrigue donc plus le cerveau).

Ayant pleinement Conscience de tout ce processus, l’Initié quitte son corps physique par le Centre psychique situé au sommet du crâne. Il n’a plus de corps éthérique, ce corps permettant non seulement qu’une entité malveillante s’en empare telle une « coque vide », lorsque la « Conscience » monte sur le plan psychique, ainsi que cela se produit pour l’immense majorité des homme. En effet, pour ceux-ci, le corps éthérique erre, une fois que la Conscience a changé de plan, et de dissout très lentement sur le plan éthérique ; lorsqu’un corps éthérique est perçu par un voyant ou par une personne psychiquement sensible, on croit, à tort, qu’il s’agit de l’apparition du défunt et on attribue à cette forme la conscience réelle de celui-ci ; cela est faux, il s’agit d’une coque vide, animée souvent par quelques entités farceuses ; mais si d’aventure la « Conscience » du défunt s’accrochait, à ce corps éthérique, par peur de change de plan vibratoire, alors, il est vrai, ce serait bien à une apparition réelle du décédé que l’on aurait à faire.

Lorsqu’il a quitté son corps physique et détruit son corps éthérique, l’Initié peut aller où il veut, dans la limite de sa propre Evolution Spirituelle. Il pourra visiter ceux qu’il aime, qui l’ont précédé dans le trépas et qui vivent sur les sous-plans élevés de l’Astral (Paradis astral). Il pourra aller directement s’il le souhaite, sur le Plan Mental Inférieur, ils s’épanouissent des êtres à la conscience élevée ; il pourra enfin atteindre le Mental Supérieur, appelé « Egoïque »  ou « Causal » et sur lequel se manifestent des Etres de Lumière ; les Grands Maîtres et certains de leurs Disciples autorisé sà demeurer auprès d’eux pour un certain temps, lorsqu’ils n’accomplissent pas de missions précises d’aide et de service, sur des plans inférieurs.

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI /  LA LUMIERE SUR LE ROYAUME

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26 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

Nous sommes des êtres humains et non des machines

 

Notre vie, c’est l’instrument qui nous sert à expérimenter la vérité, nous dit Thich Nhat Hanh. Ecrire, c’est un moyen d ‘examiner sa réalité. C’est une des façons de l’explorer et de l’exprimer. L’écriture, comme toute forme d’expression, exige que l’on regarde les choses.  Mais beaucoup de choses ne peuvent être nommées par des mots et c’est la raison pour laquelle nous agissons plus que nous n’écrivons. Parfois, la lanterne du langage ne suffit pas. Pour voir, nous devons jeter un regard différent sur les choses et utiliser d’autres outils.

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Si voir c’est croire, c’est aussi comprendre ; Permettez-moi de vous donner un exemple. J’ai travaillé pendant de nombreuses années avec le matériel de ma petite enfance. Je savais que j’étais une enfant récalcitrante, j’essayais toujours de faire mieux, mieux que mon aîné ; faute de mieux, j’étais la seconde fille, une sorte d’ellipse génétique entre l e premier enfant et le premier fils de mes parents. Pour m’entendre le dire (oui, oui) je portais les vêtements que me venaient de ma sœur, vivais dans l’ombre de la gloire de ma sœur aînée, et j’apportais une lueur bien faible à la lumière des cheveux blonds de mon frère.

En travaillant avec les vieilles photographies de famille et de magazines, j’ai fait un collage de ma vie entre 1 et 5 ans. Au départ, je pensais savoir ce que je recherchais et ce que j’allais découvrir. Je voulais un zèbre, un cheval et un âne – représentant mes trois animaux en peluche, Zeebie, Reddis et Donk-Donk. Je voulais que cet âne réponde à une double tâche ; je faisais aussi un collage des paroles acerbes de  ma mère…. Selon ma mère et mon ressentiment bien échauffé, je n’étai spas aussi maniable, aimable et câline qu’est supposé l’être une petit enfant. Oui, en commençant ce collage je savais que ce serait un collage d’horreurs.

Imaginez quelle ne fut pas ma surprise de voir ce que j’ai vu au lieu de voir ce que je recherchais ; Oui, en effet, il y avait la photographie bien connue où je suis recouverte de boue en train de sucer un tuyau d’arrosage comme si c’était un narguilé.  Mais ça, qu’est-ce que c’était ? Qui étaient ces deux jeunes amants fragiles qui se regardaient les yeux plein d’espoir ? Les jambes minces de ma mère …, le feutre rond élégant de mon père … cette lueur dans leurs yeux, dans leur sourire partagé au-dessus de la tête de leurs trois petits anges – tous ces détails étaient nouveaux pour moi. Mes parents s’aimaient – de jeunes amants, épris l’un de l’autre, allongeant leurs doigts et leur sourire pour communiquer. Tellement amoureux, tellement occupés, qui des deux aurait eu le temps de tourmenter leur second enfant ? Qui aurait pu présenter cette inclination ?

Si voir c’est croire, c’est aussi comprendre. Mes parents étaient trop jeunes, trop occupés, trop absorbés l’un pour l’autre pour s’adonner à la malice ? Au pire, j’ai souffert d’inattention et non de destruction. En travaillant avec des images sur un collage, c’est souvent la juxtaposition fortuite de nos images disparates qui donne la clé de la conviction que nous portant dans notre coeur.

Les collages ne faisant pas appel au langage, il n’est pas nécessaire d’en extraire des symboles pour les transformer en mots afin qu’ils soient signifiants. Une femme pleine de vie qui se sentait prise au piège dans une relation conjugale éteinte a collé des fleurs, emprisonnées dans des structures urbaines (dans des briques, de spots, du ciment), mais grandement épanouies. Son collage lui a appris à voir que son mariage était mort, mais elle se sentait ben en vie et presque prête à faire des changements.

Nous sommes des êtres humains et non des machines. La vision intérieure peut indiquer la façon de change r, mais souvent être capable de lire les signes est un grand changement en soi. Sans cultiver délibérément la compassion de soi, la croissance spirituelle et créative nécessite la traversée du territoire hostile de ses propres jugements.

Le collage présuppose l’acte de fendre, de déchirer, de déchiqueter, mais il véhicule aussi l’idée de colle, de glu et l’art de rassembler des morceaux. La partie la plus importante du travail de collage est constituée par son objectif : la paix que l’on peut faire avec les parties de soi. Qi quand on se pose une question aussi simple que celle-ci : « Qu’en est-il de mon avenir » ? on se met ensuite à déchirer des images comme s’il s’agissait d’une sorte de lecture informelle, ce peut être un outil très puissant et révélateur….

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI / LA VEINE D’OR – Exploitez votre richesse intérieure

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22 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

FAIRE LA LUMIERE sur notre Royaume

 

Tout ce à quoi vous pensez avant de vous endormir résonne tel un grand choc dans les couches profondes de votre être. Ce choc « défonce » certaines protes à l’intérieur de votre « moi » caché, de votre subconscient et de votre inconscient. Ce choc agit de même à l’égard de votre « surconscient », cette partie de votre nature que la psychanalyse ignore encore et qui est la Source de toute Lumière, de toute Vie Réelle, qui est votre Vrai « Moi » car sa texture est essentiellement Divine.

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Pensez donc avec force, avant de vous endormir, à la solution d‘un problème ardemment souhaitée : par exemple, pourquoi telle personne produit sur vous tel effet ? Tant que vous n’avez pas la solution au réveil, continuez à poser toujours cette même question.

La réponse pourra se faire par l’intermédiaire d’un rêve où, justement vous reverrez certains événements de cette époque et qui sembleront vous émouvoir tout particulièrement. Dans la journée, cette émotion vous ressaisira de nouveau, etc.

Petit à petit, vous comprendrez que vous êtes en train de reconstituer un puzzle dont vous êtres la pièce centrale et qui retrace un moment lointain, vécu dans le passé, dans une autre vie, alors que vous possédiez un corps physique différent, vous revivrez seulement une émotion très précise qui, elle, est le « noeud » de certains problèmes majeurs que vous rencontrez dans votre existence présente.

Alors, la vie vous semblera une merveilleuse aventure ; tout aura un sens et ne sera plus, ainsi que le vivent la plupart des hommes, une accumulation de faits heureux ou malheureux, dus au pur « hasard », se déroulant tantôt dans l’ennui, tantôt dans une exaltation bien vite décevante !

Vous constatez progressivement que pendant votre sommeil vous vivez intensément des situations qui, avant votre Eveil de la Conscience, vous revenaient en mémoire de façon très floue. Cette sensation d’être ballotté dans un Plan donné (Astral généralement, parfois Ethérique, mais alors la sensation peut être très désagréable), d’être balayé sans qu’un contrôle puisse réellement s’exercer, s’amenuisera lentement.

Vous aurez conscience que votre corps dort, que vous êtes en « dédoublement » et que, même si vus ne maîtrisez pas encore l’arrivée des événements sur ce Plan précis (Astral ou Ethérique, ces événements constituant ce que l’on appelle au réveil « un rêve »…), même si vous ne pouvez empêcher un certain ballottement, un certain « flottement », vous aurez « Conscience » de votre situation réelle, celle qui consiste à savoir que le corps dort, quelque part, dans une ville donnée d’un pays donné, que vous êtes sur un Plan subtil et que vous conservez sur ce plan la mémoire de votre vie courante, celle qui se déroule dans un corps physique.

Ceci est une grande victoire ! Car c’est ainsi que se vit le trépas, ainsi que s’affrontent les plans subtils après ce passage appelé « mort ».

Parfois vous « réintégrerez » brusquement votre corps physique, vous vous « réveillerez » en sursaut et vous aurez immédiatement la mémoire  de ce qui vient de se dérouler sur un plan subtil. Cette arrivée brutale dans le corps a deux significations :

-      soit vous étiez en contact avec des entités malveillantes et la seule échappatoire possible était la réintégration de votre corps physique.

-      soit, au contraire, vous étiez en contact avec une Entité Divine, un Grand Etre, qui vous a visité sur votre propre plan habituel, qui vous a délivré un message, mais dont l’émanation est telle qu’un court-circuit s’est produit entre votre Conscience, au moment de ce contact, et le point éthérique précis, dans le cerveau, enregistrant l’intégralité de l’expérience. Cela se traduit par une sensation d‘une immense paix, une joie,  comme si « quelque chose s’était passé dans la chambre », dont il vous est impossible de vous souvenir, mais que vous ressentez profondément. Souvent, dans les jours qui suivent, les événements confirment la réalité, la vérité de ce contact… rencontres, etc…

Lentement, une Sagesse s’instaurera en vous et vous saurez alors ce que signifie mettre fin au désespoir profond de vivre, que certains ressentent sans savoir comment le formuler, que d’autres cachent sous une activité débordante, d’un optimisme souvent agressif et forcé, mais que toute L’Humanité porte au fond ‘elle-même, tant qu’elle n’a pas pris « conscience » de son Lien Eternel avec la Divinité.

Cet éveil perpétuel de la « Conscience » vous donnera le vrai Pouvoir : celui de maîtriser de plus en plus les situations de votre vie. De fétu de paille, ballotté dans un maelström de Forces prétendues aveugles, que vous êtes, vous deviendrez un Jet de Lumière Puissant, guidé par sa propre nature resplendissante. Les Ténèbres ne vous feront plus peur, que ce soit celles qui surgissent lorsque tout éclairage matériel disparaît la nuit, ou celles qui accourent dès que l’on quitte le corps physique. Vous aurez alors découvert le secret de la Paix Profonde, celle que nul ne pourra vous arracher et qui sera vôtre pour toute l’Eternité.

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI /  LA LUMIERE SUR LE ROYAUME

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18 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

des PERSONNES rencontrées LA-HAUT

 

Est-ce qu’il arrivait à ceux de « là-haut » de se tromper ? Et s’ils se mettaient en tête que je devais mourir ? Et s’ils venaient me chercher pendant mon sommeil ? Je ne me réveillerais peut-être pas. Et s’ils venaient chercher mon père et ma mère ? Depuis le canapé devant la télé, cette dernière m’enjoignait d’une voix lasse de me rendormir. Il était rare qu’elle vienne dans ma chambre. Quand elle apparaissait sur le seuil, c’était surtout poussée par la colère, parce que j’allais réveiller Sofia avec mes hurlements et la lumière allumée.

la haut

Je restais donc dans mon lit avec ma sœur endormie de l’autre côté de la chambre exiguë, et je me repassais la fin du film. Elle était sans doute censée être heureuse. Le héros pouvait en effet continuer à vivre, et il trouvait même l’amour dans son nouveau corps. Si la fin était heureuse, tout allait bien. Mais, moi, elle m’angoissait, même si ce mot ne faisait pas encore partie de mon vocabulaire. Est-ce que la vie en elle-même, le fait de vivre, était plus important que la manière dont on vivait ? Est-ce que toutes les expériences, les relations et les souvenirs qu’on accumulait étaient dénués d’importance ? Pouvait-on simplement tout échanger contre un nouveau corps et une nouvelle personnalité et continuer à vivre ? Que restait-il de nous ? Le personnage du film avait pu poursuivre sa route, bien que sous une nouvelle identité, ne conservant que de vagues réminiscences de son existence antérieure. Et si ça m’arrivait ? Et si un esprit négligent commettait une erreur et m’extrayait de mon corps pour me flanquer dans celui de Petra, de Felicia ou – pensée affreuse – dans celui d’Ylva ?

Je serais obligée de vivre leur vie, de retrouver leur famille après l’école, d’aller dans leur chalet à la campagne, d’avoir leurs verrues et leurs fautes aux devoirs de maths. Moi, je n’en faisais pas, et je ne voulais pas faire celles des autres. Parfois ces pensées me plongeaient dans un tel état de panique que je me glissais auprès de ma mère devant la télé. Même si ça la mettait en colère. Elle était là, avec sa cigarette, et pour une fois sa faiblesse tournait à mon avantage. Elle me laissait rester à côté d’elle jusqu’à ce que ma tête tombe de fatigue sur ses genoux. Le matin, je me réveillais sous la couverture en laine qui sentait le tabac. L’étoffe rugueuse du canapé avait laissé des marques sur ma joue et je frissonnais dans le courant d’air de la fenêtre, laissée ouverte pour aérer la pièce. Le cendrier sur la table était vide et nettoyé, mais ma mère n’avait pas eu la force de me porter jusqu’à mon lit. Ce n’était pas grave, parce qu’au moins, j’étais moi et je vivais ma propre vie.

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI QUELQUE PART EN NOUS

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15 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

LES DROITS DE L’HOMME ET LA TRANSFORMATION DES CŒURS

 

L’ambiguïté fondamentale, gît dans la conception du droit. Qu’est-ce qui est droit (rectum) par opposition à ce qui est tordu (pravum) ? Quel est autrement dit, le critère de la droiture dans les rapports humains et tout spécialement dans les rapports de propriété ? La femme pauvre qui me disait : « Je ne demande qu’à prier et à méditer, amis comment puis-je le faire avec cinq enfants à nourrir et rien à mettre dans mes marmites » ? … L’urgence des besoins matériels crée une obsession, qui empêche l’essor de l’esprit. Elle vivait cette tragique expérience et elle réclamait un espace de sécurité pour pouvoir faire d’elle-même un espace de générosité. Elle avait parfaitement conscience des valeurs essentielles qui fondent la dignité humaine et elle n’aspirait qu’à leur vouer tout son être. Mais la faim de ses enfants tenaillait ses entrailles et entravait la liberté de sa pensée.

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Si l’homme en effet ne peut normalement échapper ici-bas aux nécessités organiques qui l’enchaînent au monde physique, il peut établir entre elles et lui une distance qui en desserre l’étreinte. Il parvint à les oublier quand il est sûr de pouvoir les satisfaire. Il peut alors appliquer ses énergies à des tâches proprement humaines, dont la première est de faire de soi un bien universel, dont le droit, précisément, reconnaît en chacun et veut garantir à chacun la possibilité.

Si l’on proclame et défend les « droits de l’homme » aussi bien, c’est que l’on attribue à tout homme, en tant qu’homme, une valeur qui interpelle tous les autres et qu’ils sont tous intéressés à protéger comme un bien qui les concerne. Quel peut être ce bien qui résulte, en chacun, d’une création au plus intime de soi et qui atteint les autres au plus intime d’eux-mêmes ? l’itinéraire que nous avons parcouru jusqu’ici nous dicte la réponse : c’est la libération de soi parla désappropriation de soi, qui transforme notre moi possessif en un moi oblatif, totalement ouvert aux autres, en emportant tout notre être dans une relation d ‘amour avec la Présence plus intime à nous-mêmes que le plus intime de nous-mêmes.

Les « droits de l’homme » impliquent une telle transformation dans le secret du cœur de chacun. Ils n’tendent pas couvrir un narcissisme où chacun n’adhère qu’à soi, mais une générosité où chacun devient un bien pour les autres. Kant en exprimait admirablement l’intention, en disant : « Agis de manière à traiter toujours l’humanité soit dans ta personne, soit dans celle d’autrui, comme une fin et jamais comme un moyen ».

Il n’est assurément pas nécessaire de reconnaître explicitement Dieu comme l’Autre infiniment personnel, à qui se réfère notre moi oblatif, pour devenir ce bien commun par qui toute l’humanité est enrichie, mais il est indispensable de faire le vide en soi et de garder inviolé cet espace intérieur, dans l’attente de ce Quelqu’un qui le peut seul remplir et que les vers de Shelley et de Keats, suggèrent avec tant de respect. Il reste que c’est bien cette création secrète, par laquelle chacune st capable de se faire homme, que les « droits de l’homme » entendent protéger. Car c’et dans la mesure où chacun se fait homme que se constitue l’humanité.

Extrait page 220 du livre en vente ici :QUEL HOMME ET QUEL DIEU

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12 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

LES REGRESSIONS MEMORIELLES

 

La régression mémorielle dans l’enfance inconsciente, la naissance, la vie fœtale et dans les vies passées, en plus d’une méthode thérapeutique, est certainement à plus d’un titre un outil privilégié d’éveil de conscience. En retrouvant la mémoire de l’être en transformation que nous avons été, de notre conception jusqu’au moment présent, mais aussi des individus que notre âme a habités dans des vies antérieures (des personnes qu’ils ont côtoyées, des destins qu’ils ont accomplis, des tâches qu’ils ont entreprises), nous apprenons à distinguer l’impermanent du permanent, à comprendre que notre nature profonde est d’ordre spirituel, et qu’elle peut revêtir dans une même existence et au gré d’incarnations successives des formes extérieures diverses. Nous réalisons que toutes les souffrances découlent de nos identifications et de nos attachements à ces apparences, dont la nature changeante et éphémère nous menace à chaque instant de pertes et de séparations. Une telle prise de conscience est propre à nous faire réfléchir à nos valeurs et au sens de notre passage sur terre. Elle nous incite à nous mettre en quête de l’immuable, à chercher en soi l’état de paix et de bonheur sans contraire auquel nous accédons lorsque nous parvenons à nous détacher de la forme et de la dualité. (pages 93-94)

régression mémorielle

Régressions liées à des situations dramatiques dans les vies passées (…)

Pour illustrer l’autre pôle des expériences dramatiques, celui des violences subies, nous présenterons le cas d’une jeune femme souffrant d’une certaine solitude. Au cours de son travail elle avait réalisé que par sa tenue vestimentaire et sa présentation, elle faisait tout pour se cacher, s’enlaidir, en d’autres termes elle décourageait les hommes qui auraient pu s’intéresser à elle. Elle ne trouvait pas d’explication à cette absence de coquetterie et bien qu’elle en souffrît sur le plan affectif et social, elle ne pouvait se résoudre à y remédier. En régression, elle revécut un épisode de détention dans un camp de concentration pendant la guerre de 1939-1945. Jeune et jolie, la femme qu’elle était alors fut remarquée par des soldats qui abusèrent d’elle à plusieurs reprises, si bien qu’elle déplorait de ne pas être laide et cherchait par tous les moyens à se dérober aux regards. Elle trouva une fin dramatique dans la chambre à gaz. Lors de la régression, la patiente vécut une intense libération émotionnelle, et se sentit soulagée d’avoir déchiffré la signification de son actuel refus de plaire; elle commença dès lors à oser se mettre en valeur physiquement et à manifester sa féminité. (pages 121-122)

LES SORTIES HORS DU CORPS, LE PLAN ASTRAL ET LES GUIDES SPIRITUELS. LE MONDE ASTRAL (…)

La plupart des patients le décrivent comme un monde de douceur, de pureté, de calme et d’harmonie, et sont émerveillés par la splendeur de la nature, des villes et des êtres. Comme sur notre plan, les paysages sont constitués de montagnes et de plaines, de rivières, de cascades, de lacs, d’étangs, de forêts, mais tous les témoignages s’accordent à les trouver encore plus resplendissants que ce que nous connaissons de mieux; d’autant plus que la lumière ne provient pas d’un astre tel que notre soleil mais qu’elle semble irradier de partout, émaner de chaque particule de vie. Le regard ne rencontre pas de zone grise ou terne car les couleurs sont omniprésentes et incomparablement plus brillantes, plus éclatantes, plus denses que les nôtres, ce qui confère à la vision un relief particulier. Le plan astral fait penser à un monde aquatique; en effet, on y évolue comme dans un fluide, une sorte « d’eau sèche » dans laquelle on a l’extraordinaire sensation de se mouvoir sans effort, de glisser en suspension à quelques centimètres du sol ou dans les airs. On s’y déplace aussi, quelquefois au moyen d’étranges véhicules tels que des bateaux volants, des ballons, des tapis roulants, l’on est transporté par de grands oiseaux, guidé par des êtres de lumière, et parfois on passe d’un endroit à un autre par le simple pouvoir de la pensée. Les fleurs répandent de merveilleux parfums et l’on peut soudain se trouver en présence de dauphins ou d’un animal mythique, un sphinx ou une licorne. Certaines cités sont en cristal et présentent une architecture particulièrement élégante et harmonieuse, et un urbanisme donnant une large place aux jardins, aux fontaines, aux espaces de méditation et aux temples. (page 209)

Le pardon (…) Et en effet, loin d’inciter à pardonner, à excuser, à oublier, loin de chercher à calmer ou à pacifier une personne en contact avec ses émotions, les guides l’encouragent à les exprimer jusqu’au bout. Car pour eux la paix intérieure n’est pas quelque chose que l’on peut ni que l’on doit faire, créer, c’est le résultat d’un travail sur soi, l’aboutissement naturel d’un processus de guérison. Autrement dit, le pardon est en somme un état interne, que l’on éprouve et que l’on découvre en soi une fois que la colère, la rage, la tristesse, la jalousie, les attentes et les espoirs déçus ont été pleinement exprimés; cela rappelle le thème de certaines légendes dans lesquelles le héros doit vider un bassin, voire même tout un étang (vidanger les émotions) pour retrouver un trésor ou un joyau (sa joie) qui gisait au fond de l’eau. De la même manière on ne crée par le silence, on cesse de faire du bruit et l’on ne fait pas la paix, on cesse de faire la guerre. (pages 235-236)

EXTRAIT DU LIVRE  DEJA VENDU ICI : LES THERAPEUTES DE L’INVISIBLE

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12 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

Il faut finir par dépasser le maitre

 

Pour devenir le serviteur de ton propre Esprit Divin il faut dépasser tes Maîtres. Car c’est lui que tu recherches en fait dans le regard d’un maitre. Comme tu ne peux le voir sur toi même, tu le cherches à l’extérieur. Je suis ton plus sur le chemin vers l’esprit divin : je suis le moi supérieur, donc la voix de l’esprit divin. Si tu souhaites dépasser ton égo, alors tu dois devenir mon serviteur. C’est ce que tu as commencé à faire petit à petit, mais tu ne t’es pas complètement engagé. C’est un choix que tu dois faire toi -même en conscience, donc prends seul cette décision et pèse la bien. Je vais te dire ce que signifie être mon serviteur : il signifie faire tout ce que je te demande, en sachant que ça heurtera forcément ton égo parce que je vais te forcer à affronter sa dictature.

maitre-eleve

C’est moi qui créé les expériences de ta vie et les rencontres : donc quel que soit l’événement ou la personne tu dois le respecter et le regarder comme s’ils étaient moi-même, c’est à dire des messagers de dieu pour toi, et cela vaut pour tous ceux qui peuvent te faire du mal, te heurter, pour tous les événements tragiques de ta vie. Ca veut dire qu’à chaque fois qu’une chose apparait dans ta réalité tu dois la regarder comme un message personnel de ton maître, donc avec amour et confiance totale. Si tu peux faire ça, alors ignore la souffrance et cherche le message caché derrière.

Quand tu vois le message, alors tu guéris d’une part d’ombre et tu avances un peu plus vers la lumière, donc vers l’esprit divin. Plus tu affrontes une peur et une souffrance importante, plus tu dépasses une part d’ombre importante en toi. Si tu le fais avec amour, foi et dévotion totale, comme seul un serviteur totalement obéissant peut le faire, si tu obéis à mes instructions, même celles qui te paraissent les plus dures ou les pires, surtout là en fait, alors tu vas directement vers l’esprit divin. Quand je ne parlerais plus, tu m’auras atteint. Et les expériences ne seront plus créées par moi dans ta réalité, mais par toi puisque nous ne ferons qu’un : tu créeras ton monde en conscience. Voilà ma promesse, mais elle passe par un engagement total de ta part, et par une soumission totale à la lumière. Alors réfléchis et prends ta décision en conscience »

Comme ça, au petit déjeuner, avant même d’avoir pris mon café, et en plus la lumière m’a tanné pour que je l’écrive, alors je l’ai fait. Et bien, chaque fois que j’ai suivi la lumière j’ai fait des bonds de géants, alors quel maitre plus grand puis je espérer ici-bas? Je crois bien que mon choix est fait depuis longtemps. 

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI : EVEIL DU 3è OEIL

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09 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

IL FAUT FAIRE LE PREMIER PAS

 

Souvent, nous attendons de voir ce que les autres vont faire avant d’oser nous aventurer. Pourquoi ne pas prendre vous-même l’initiative afin que e soit les autres qui suivent ? Pourquoi ne seriez-vous pas la première personne à danser seule dans une soirée o à courir sous une pluie torrentielle ? Pourquoi ne pas être celui ou celle qui exprime sa joie de vivre, sans tenir compte des normes ? Pourquoi attendre que quelqu’un d’autre commence pour pouvoir suivre ?

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 Y a-t-il un aspect de votre vie où vous choisissez de vous conformer à la règle plutôt que d’écouter votre cœur, simplement parce que vous craignez le jugement d’autrui ? Vivez-vous en fonction des autres plutôt que pour vous-mêmes ? Si c’est le cas posez-vous les questions suivantes : Combien de temps vais-je continuer à agir ainsi ? Un an ? Deux ans ? Indéfiniment ? Cela en vaut-il la peine ?

 Il n’est pas toujours facile de vivre comme on l’entend. Se conformer aux attentes des autres est plus rassurant, mais aussi beaucoup moins ratifiant. Pourtant, il est possible de commencer par un petit pas. Songez à une chose que vous voudriez faire, mais que vous n’osez pas essayer, par crainte du jugement des autres. Quel est donc ce petit pas que vous pourriez franchir afin de vous rapprocher de votre objectif ? Par exemple, vous aimeriez- peut être faire du patin à roues alignées, mais vous avez peur que votre famille vous dise que  vous êtes trop vieux, que c’est trop dangereux ou que vous aurez l’air ridicule.

 Dans cet exemple, le petit pas à faire serait de vous rendre dans une boutique de location de patins, d’en essayez une paire pour voir comment vous vous sentez et de vous renseigner sur les leçons qu’on donne. Bien sûr, ce n’est qu’un petit pas, mais en avançant peu à peu, vous pourriez parvenir au sommet de la montagne.

 Vous êtes peut-être tombé amoureux de quelqu’un de beaucoup plus jeune ou plus âgé et vous pensez que vos amis vont vous juger d’avoir cette relation. Un petit pas pourrait consister à parler à vos amis afin de leur dire que vous aimez vraiment beaucoup cette personne et que vous apprécieriez leur appui, puisque leur amitié vous tient également à coeur, ils ne seront peut-être pas d’accord avec votre choix, mais vous aurez fait un pas vers votre bien-être.

 N’ayez pas peur de trouver vos propres façons d’être heureux dans la vie. Les autres vous jugeront peut-être, mais la plupart du temps, ce sera à cause de leurs propres peurs. Lorsqu’ils verront combien il vous est facile de choisir ce qui vous rend heureux (même si cela leur semble idiot) et à quel point vous vous faites ainsi plaisir, ils vous suivront. Il vous suffit de penser à ces petites filles du secondaire qui ont fini par suivre celle qui a osé aller danser seule sur la piste. Pensez au plaisir qu’elles ont dû éprouver à aller se trémousser, le cœur léger, puis créez votre propre chemin et regardez qui choisit de vous suivre.

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI L’AME SE NOURRIT DE VERITE

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04 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

UNE ENFANCE DANS LES HAUTES TERRES

 

J’ignore où elle va, dans quelle chambre, café, cinéma – nulle part, peut-être -, Marina conjurant l’espèce de peur que suscite en elle notre liaison (ce mot faute de mieux, et de préférence au très contemporain «relation» qui dit assez bien la fadeur, l’éphémère, l’impossibilité de l’amour au sein d’un monde obsédé par la bonne santé sexuelle et par le souci de transformer les perversions et les tares en particularismes respectables) par un silence obstiné sur son plus récent passé, ne me donnant jamais de rendez-vous, me laissant espérer chaque jour sa venue et m’obligeant à rester chez moi l’après-midi, puisque j’ignore où elle vit et que je suis dans l’impossibilité de lui écrire, n’ayant d’elle qu’un numéro de téléphone mobile auquel elle ne répond presque jamais, filtrant les appels, de sorte que je tombe toujours sur les mots du répondeur par lequel elle m’invite à lui parler (moi seul, oui, car je n’imagine pas, à cause de l’exclusive et fallacieuse intimité créée par le téléphone, que cette claire et lente voix, ombrée d’inflexions de haute Corrèze, puisse s’adresser à un autre que moi), cet accent me l’a fait d’emblée reconnaître pour une fille des hautes terres limousines: née, en effet, à l’hôpital d’Ussel, dans une famille de Meymac, plus haut que Siom, et pas au bord des mêmes eaux, avait-elle ajouté en s’étonnant que je sois venu au monde dans un village et non en clinique, près de trente ans plus tôt qu’elle, mais dans le lit où ma mère a elle aussi vu le jour, et sa mère avant elle, au premier étage de la vieille maison Bugeaud, dans une des trois chambres de l’étage, petites et sombres comme tous les anciens intérieurs limousins dont les ouvertures étaient généralement étroites et peu nombreuses en raison de l’impôt sur les portes et fenêtres introduit sous le Directoire et aboli en 1917 seulement, et aussi parce que dans mon enfance on se méfiait encore de la lumière, du soleil, de l’air.

mavie dans les hautes terres

Des pièces où on n’imaginerait pas aujourd’hui que des gens qui n’étaient plus tout à fait des paysans, encore moins des gourles, aient pu naître, vivre et mourir – des existences entières dans le même lieu où rien n’avait changé pendant cent ans, du papier peint à petites fleurs pâles et rongées d’humidité jusqu’à la patère, derrière la porte, à laquelle ont pendu, bien des années après que les Bugeaud furent passés de vie à trépas et ces pièces laissées à l’abandon, les manteaux et les pèlerines qui, lorsqu’on ouvrait la porte, donnaient l’impression, à cause du mouvement et du poids des vêtements remuant contre le bois, qu’on repoussait à l’intérieur de la chambre quelqu’un avec qui on s’attendait à se retrouver face à face avant de découvrir le peu de mobilier de la pièce : le lit à montants de cuivre, le fauteuil dit, je ne sais pourquoi, arménien, en bois jaune et toile forte rayée qui ne servait qu’à ceux qui venaient visiter les malades ou veiller les morts, le lavabo surmonté d’un minuscule miroir à coins coupés, dans lequel on eût été bien en peine de contempler son visage tout entier et que je n’ai connu que piqueté, comme le morceau de linoléum cloué au plancher par une baguette de fer-blanc, sous le lavabo où étaient rangés, à peine dissimulés derrière un mauvais paravent en rotin damassé, un bidet mobile et un seau hygiénique en émail bleu ciel; enfin, dans le coin opposé, une grande armoire de bois brillant et sombre, pareil à de l’acajou, semblait accroître la pénombre de cette pièce qui prenait le jour par une étroite fenêtre devant laquelle j’avais l’impression – laquelle m’était donnée par l’odeur de l’arbre bien plus que par la distance qui m’en séparait et qui était sensiblement plus grande que je croyais – qu’il me suffirait d’étendre le bras pour en cueillir, l’été, les fleurs d’or terne.

[…] «Qui a peur? De quoi parlez-vous? a-t-elle fini par répondre.

- Je parle d’eux, là-bas, dans la nuit siomoise, où ils reposent, où ils m’attendent, souriants et inquiets. Je les entends; ils m’appellent, les morts comme les vivants, car il est parfois difficile de distinguer ceux qui restent de ceux qui ne sont plus et qui continuent cependant à murmurer, séparés les uns des autres par un bruit infime, des mots chuchotés, presque rien, un peu de buée sur une petite cuillère qu’on porte à sa bouche, l’hiver.

- Ils vous parlent?

- En tout cas je les entends, en moi, là où s’entendent les choses les plus secrètes, où Dieu se fait parole, où les compositeurs écoutent ce qui devient musique, des hauteurs, des timbres, un rythme…

- Là où les écrivains entendent leurs phrases…

- Question d’oreille, oui, cette oreille interne qui est plus que la mémoire et moins que la faculté médiumnique…

- Et vous les entendez…

- Je les entends parce que je pense à eux; les morts ne supporteraient pas qu’on ne pense pas à eux, et je n’ai jamais imaginé qu’on puisse penser à quelqu’un sans qu’il y ait une forme de réciprocité, une dimension morale, quoi que involontaire, de la télépathie, ce qui aura été ma seule, ma vraie façon d’être généreux. Et peu importe si ça se passe entre les vivants et les morts: je suis né dans un royaume où les morts vivaient aussi intensément que les vivants, où ils avaient leur place, où ils pesaient sur notre vie quotidienne.

- Mais vous êtes vivant, vous! Pourquoi vous occuper de ceux qui ne sont plus…

- Comment être insensible à leur sort, à leurs plaintes, à la nuit où ils attendent? Comment ne pas les laisser venir en moi, là, tout de suite?

Ecoutez-les, écoutez-les, puisque vous êtes venue pour ça, n’est-ce pas, pour m’entendre évoquer des morts d’un autre siècle, écoutez-la, ma grand-tante Marie, par exemple, la figure la plus lointaine, la mieux dévorée par le temps et dont je me souviens avec une fraîcheur qui ne peut être seulement celle de l’enfance ou du souvenir réinventé, et que j’appelais tante Marie, tant qu’elle vivait, de la même façon que je donnerais du tante à Jeanne, de l’oncle à Léonce, et du grand-mère à Louise (jamais de ces ridicules diminutifs de tatie, tata, tonton ou mémé, par quoi les Bugeaud eussent pensé déchoir, même entre eux), avec non pas l’idée de les rapprocher de moi, mais de me conformer à un usage général qui me faisait sauter une ou plusieurs générations et, je le comprends aujourd’hui, donnait à l’existence corporelle quelque chose d’aléatoire, même avant que ces corps se mettent à flotter dans le temps – c’est-à-dire en nous, puisque le temps, qui est la conscience la moins imparfaite que nous ayons de l’éternité, ne saurait s’incarner autrement.»

EXTRAIT DU LIVRE  QUE JE VENDS ICI : MA VIE PARMI LES OMBRES

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31 octobre 2016 ~ 0 Commentaire

Marie-Madeleine – Cité du Vatican – Roma juin 2005

 

Marie-Madeleine raconte : Barthélemy est venu à nous grâce à Philippe, encore un des nôtres qui fut mal jugé. Et je dois avouer que moi aussi au début, je l’ai mal jugé. C’était un disciple de longue date de Jean-Baptiste. C’est ainsi que je l’avais connu. Et c’est pourquoi j’ai mis du temps à faire confiance à Philippe.

marie madeleine

Philippe était un homme mystérieux. De famille noble, il avait reçu une excellente éducation ; ensemble, nous parlions la langue des Hellènes, que j’avais apprise aussi. Malgré ses origines, il avait choisi de vivre dans le dénuement le plus extrême, sans jamais céder aux tentations du mode de vie de la noblesse. En cela, il avait imité Jean. De caractère difficile et querelleur en surface, Philippe n’était pourtant que bonté et lumière.

Il était incapable de faire du mal à un être vivant et, par exemple, ne mangeait aucune nourriture animale. Même pas les poissons, que nous consommions tous en quantité. Il ne supportait pas l’idée de l’hameçon déchirant les chairs tendres, ni leur désespoir lorsqu’ils se sentaient pris dans les filets. Que de fois s’était-il disputé avec Pierre et André à ce sujet ! J’y ai souvent réfléchi. Peut-être avait-il raison, et sa fidélité à ses engagements est une des raisons de mon affection pour lui.

J’ai parfois eu l’impression que Philippe ressemblait aux animaux qu’il vénérait, ceux qui protègent leur tendre chair de toute agression extérieure sous des piquants ou des carapaces. Lorsqu’il découvrit Barthélemy, seul sur la route et sans foyer, il le prit sous son aile. Il sut déceler la bonté de cet homme et nous l’offrit.

Après les Jours obscures, Philippe et Barthélemy furent mes indéfectibles soutiens. Avec Joseph, ils organisèrent notre fuit à Alexandrie, où nous serions en sécurité. Pour les enfants, la présence de Barthelemy était aussi importante que celle des femmes. Il fut d’une grande aide à mon petit Jean, qui aime tous les hommes. Mais Sarah-Yamar lui était aussi très attachée.

Oui, en vérité, ces deux hommes méritent une place au paradis de lumière et de perfection éternelle. Philippe se consacra entièrement à notre protection pendant notre voyage. Je crois que rien de ce que j’aurais pu lui demander ne l’aurait rebuté. Lui aurais-je dit que nous allions sur la lune qu’il aurait tout fait pour nous y emmener.

Extrait page 86 du livre en vente ici : MARIE MADELEINE – LE LIVRE DE L’ELUE

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